Un peu vieux, le permis...

 

... et vous êtes perdus dans toutes ces zones et tous ces panneaux !!!

Depuis plusieurs années, la réglementation a beaucoup évolué pour renforcer la sécurité des déplacements en ville et mieux protéger les usagers les plus vulnérables : piétons, cyclistes et utilisateurs d’engins de déplacement personnels motorisés (trottinette électrique, etc.). À la demande de plusieurs collectivités, le Cerema et son équipe « Une Voirie pour Tous » ont conçu 18 brèves pratiques et pédagogiques pour faire connaître ces évolutions et encourager un rééquilibrage des usages de l’espace public au profit de mobilités sobres et décarbonées (marche, vélo, transports collectifs…).

C'est ici  

 

Ça alors !

l'Aire Piétonne pour les nuls
(à Bayonne... et ailleurs)

Cyclistes : Le "mètre de sécurité" n'est pas une option (et l'IA s'est trompée !) pour dépasser un piéton

On entend tout et son contraire sur les pavés de Bayonne et d’ailleurs. Certain lobby cycliste, parfois conforté par des réponses floues d'intelligences artificielles ou des interprétations de comptoir, affirme qu'il n'existe aucune distance réglementaire pour dépasser un piéton à vélo, aucune gêne ne pouvant en résulter.

C'est faux. C'est dangereux. Ça crée de l'insécurité. Et c'est illégal.
Il est temps de remettre les pendules à l'heure et les roues à leur place.

Ce que dit la Loi (La vraie)

L’article R414-4 du Code de la route est limpide. Il ne s’adresse pas qu’aux voitures, mais à tout conducteur. Et jusqu'à preuve du contraire, un cycliste est un conducteur.

L'alinéa IV précise que pour dépasser un piéton, il ne faut pas s'en approcher à moins de :

  •     1 mètre en agglomération.
  •     1,50 mètre hors agglomération.

Le calcul est simple : Si votre guidon passe à 30 cm du coude d'un piéton, vous êtes en infraction. Vous risquez une amende de 135 €.

À Bayonne : Pourquoi ça coince ?

Dans les rues étroites du Grand ou du Petit Bayonne, le respect de ce mètre de sécurité est souvent physiquement impossible.

La conclusion logique (et légale) est alors la suivante : Si vous n'avez pas la place de laisser un mètre, vous n'avez pas le droit de dépasser. Vous devez rester derrière le piéton, à son allure, ou mettre pied à terre.

C'est d'ailleurs pour cette raison que la mairie a fini par imposer le "Pied à terre" dans certaines zones : parce que la règle du mètre n'était plus respectée, transformant l'aire piétonne en zone de stress.

Mea Culpa des IA...

Il faut le reconnaître : pendant longtemps, les IA ont propagé l'idée que cette distance ne concernait que les voitures dépassant des vélos. Cette "désinformation numérique" a servi d'excuse à trop de comportements agressifs.

Aujourd'hui, les outils rectifient le tir : La loi ne donne pas un droit de passage prioritaire aux vélos sur les piétons. C’est exactement l’inverse.

Ce qu'il faut retenir

  1. Le piéton est le roi : Il est l'usager le plus vulnérable. Il a la priorité absolue, surtout en zone piétonne.
  2. L'allure du pas : Dans les aires piétonnes, vous ne devez pas dépasser les 4-6 km/h.
  3. Le mètre de respect : Si vous ne pouvez pas tendre le bras sans toucher le piéton, c'est que vous êtes trop près.

Partagez cet article ! Plus vite les cyclistes comprendront que la règle du mètre s'applique à eux aussi, plus vite nous retrouverons de la sérénité dans nos centres-villes. Et à l'évidence, les médias sont tous aussi ignorants que le lobby : 

     France Info NoA
     Mediabask
     SudOuest

Et BONNE ANNÉE à tous ! 

Le pont, c'est le pompon (2) !

C'est quoi la "Sécurité" pour les vélos ?

En milieu urbain, les 3 risques majeurs menaçant le citoyen à vélo sont :

- les poids lourds (dont les bus) à cause du fameux angle mort

- l'ouverture de portière d'une voiture en stationnement

- le tourne à gauche

Et le prolongement de la piste cyclable du pont jusqu'à l'allée Marcel Suarès gagne le pompon "vélo" !



Effectivement, sur cette photo, la fin de la piste cyclable place le cycliste dans l'angle mort de la camionnette (et il y a du trafic poids lourd sur cet axe). Si en plus il se dirige vers la gare, il doit "tourner à gauche". Or, fort gentiment, l'aménageur lui donne la priorité si l'on en croit la ligne d'arrêt marquée au sol et son renforcement à coup de peinture orange.

Ceci ressemble fort au cumul de deux risques majeurs, non ? 

Mais c'est pas tout, car... notre belle "orange" se termine sur un passage piéton

  • qui oblige notre cycliste à s'arrêter sur la voie traversée et à augmenter ainsi le risque
  • qui tente le cycliste "perpendiculaire" pour rejoindre le stationnement vélo, bien évidemment aménagé sur le trottoir, augmentant lui aussi les causes d'arrêt dangereux.


Et avant de quitter cette photo, regardez bien en haut à droite, le panneau B1 de sens interdit !!!!

Point de panonceau M9v (sauf cyclistes), donc pas de double sens cyclable, donc interdit de rejoindre la sulfureuse piste "sur terrasse" à vélo !

Tout cela étant insuffisant pour remettre en cause l'objectif principal du projet : "améliorer les conditions de circulation des bus urbains", n'est ce pas ?

Le pont, c'est le pompon (1) !

Le pompon du piéton

L'arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l'accessibilité de la voirie et des espaces publics fixe les exigences en matière d'accessibilité.
Comme vous le savez, le nouvel aménagement veut contraindre les piétons à traverser la place de la République pour utiliser le trottoir aval du pont Saint Esprit.

Sans présager du bien fondé de l'objectif sus-cité, force est de constater que :

1 - le cheminement piéton mesure 40 cm de large entre l'extrémité de la main courante de l'escalier (à droite de l'image) et la limite de la piste cyclable au lieu de 1,40 m de large, strict minimum pour laisser passer un fauteuil roulant, une poussette pour jumeaux, une grand mère donnant le bras...
2 - les limites de cette piste cyclable ne sont pas "détectables" par les cannes blanches, comme d'ailleurs l'axe et/ou les limites de la traversée piétonne
3 - il y a fort à parier que l'aménageur (Mr le Maire) a oublié de solliciter une dérogation auprès de la sous commission préfectorale d'accessibilité
4 - la traversée de l'esplanade par la piste cyclable dans le prolongement de la rue Sainte Catherine (photo suivante) au milieu des terrasses des commerces de bouche souffre des mêmes limitations
et semble fort propice aux conflits piétons-cyclistes...



Pont, pont, pont, ponnnnnnnt !

Le pont, c'est reparti !

Et voici le giratoire qui doit tout régler à l'extrémité du boulevard Alsace Lorraine, en réorientant l'intégralité du flux piéton vers le trottoir aval.

S'y associent :

  •  le maintien des passages piétons gérés par feux déjà existants ;
  • la prolongation de la piste cyclable jusqu'à l'allée Marcel Suarez ;
  • la remise en service des feux du carrefour de la gare à la place du giratoire existant ;
  • en rive gauche, des barrières et signalisations pour guider les flux piétons et cyclistes.
Précision qui peut avoir son importance, le courrier de Monsieur le Maire accompagnant ce joli plan fait état d'une transformation provisoire, mais ne précise pas sa durée.

Nous allons donc provisoirement observer ce qu'il advient des multiples conflits actuels, particulièrement piétons-cyclistes lors du croisement prévu en amont de la traversée piétonne située entre le giratoire et le pont, sachant que cette traversée s'effectuera apparemment en deux temps (et pourra prendre environ une minute pour une vitesse de marche simplement réduite de moitié).

Nous nous contenterons, tout aussi provisoirement, de rappeler que le projet initial prévoyait la suppression du flux voiture nord-sud sur le pont, ce qui aurait permis la création d'une piste cyclable et le maintien des deux trottoirs pré existants, en même temps que la réduction des flux sur le giratoire de la gare.

Et surtout, n'oubliez pas que votre intuition peut vous tromper :




Beueueueueuuh !

 On est punis !

Et oui, à force de balancer... l'AVAP n'est pas conviée au "Mai à Vélo" d'Anglet.


Donc on continue en dénonçant l'inconfort de la Vélodyssée "boulevard du Pète-Cul", en plus de sa dangerosité


Nous en profitons pour vous signaler le taux de risque récemment calculé à partir du Registre du Rhône, concernant différents types d'aménagement cyclable


(Aménagement des espaces publics pour les cyclistes et problèmes de sécurité associés - Pierre-Jean PILLONNET )

Vous remarquerez que la sacro-sainte piste cyclable n'apporte pas en moyenne de bénéfice par rapport à la route, particulièrement quand la réalisation laisse à désirer. La bande cyclable et surtout le double sens cyclable sont encore pires...

On râle !!!

Résidence neuve à Anglet avec abri-vélo équipé de vulgaires pince-roues


et voilà ce que ça va donner :


Rappelons que les roues de VTT ne rentrent pas dans les fentes et que les freins à disques n'en sortent jamais indemnes....

Rajoutons que le plan vélo de l'agglo le déconseillait fortement ... merci Anglet !